Le temps
Que n’ai-je entendu du temps !
Combien de temps pour cette création ?
Combien de temps, fallu-il à l’homme
Pour accéder à son statut ?
Certains diront des années à millions,
D’autres rétorqueront moins de 7 jours.
Le différentiel temps ici est disproportionné,
Et son appréhension est culturelle.
Dans le parcours du plasticien, la création accomplie
et l’évolution qui suit,
sont deux pôles importants.
Le temps, qui lui importe peu, est un segment qui se
rapporte aux autres dans la matérialisation fonctionnelle.
Cela rassure que l’on passe du temps à valider et
conforter un jugement sur une oeuvre.
Cela rassure, cloisonne, formate et conditionne
D’autant que l’on puisse exagérer le temps passé.
Compter son temps, c’est subir une pression qui n’a pas lieu d’être.
Mon temps reste une ponctuation dans le sens de vivre.
L’espace temps dans la création ne peut être un bonus.
Je pense à l’évidence que je mets trop de temps
dans l’élaboration d’une pièce.
Mais alors, je parle du temps des autres.
Mon temps n’est que fulgurance, dans l’approche
de l’accélération répétée où un voyage dans l’imaginaire.
Il est suspendu et reste infini dans cette notion créative.
La subjectivité du temps est particulièrement perçue de façon différente
dans notre horizon artistique.
Pour le matérialiser à l’esprit de quelqu’un,
il faudrait le placer soit sur une dune
en plein désert, soit sur un monticule de la banquise, sans montre.
Faire le vide ne sera pas nécessaire, il se fera irrémédiablement.
L’espace temps dans ce cas,
ne pourra être quantifié et cela l’amènera à voyager dans le temps.
De plus n’étant plus un vecteur matérialisé,
l’imaginaire lui ôtera la notion de ce temps.
Mon temps n’est pas le vôtre !